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Les muséniaux | Pourquoi ça marche?


Pourquoi des gens choisissent-ils de venir aux Muséniaux ? On a posé la question à Camille Blachot, coordonnatrice des communications et des projets numériques, et Julie Armstrong-Boileau, responsable des communications au Musée d’art de Joliette – toutes deux porteuses du projet.


Grâce aux aventurières et aux courageux!


À l’approche du dernier sprint et après avoir assisté, animé, voire participé à cinq d’entre eux, les filles sont unanimes, ce qui change la donne entre une soirée réussie vs.

une soirée « correc’ », c’est l’ouverture d’esprit des participant.e.s.


Déjà d’être là, c’est beaucoup! Ça veut dire qu’ils ou elles sont willing d’embarquer dans une soirée mystérieuse de 4 heures, avec des inconnu.e.s, pour jaser de culture et de technologie contre… de la pizza et des bonbons. Ça en dit quand même long sur l’état d’esprit du monde qui s’inscrit.


Nous, on pense qu’ils ou elles sont, au choix :

  1. Des aventurières et aventuriers d’un soir!

  2. Des ami.e.s d’ami.e.s qu’on aurait forcé.e.s à venir

  3. Des terre-à-terre, parce qu’au fond, qui dit non à des drinks gratis?

  4. Des gens qui n’avaient littéralement rien de mieux à faire de leur soirée


Quelle que soit la réponse, ce sont elles et eux qui, par leur présence, contribuent à la plus grande part de la réussite du projet.


Camille et Julie, qui accueillent une participante pour Les muséniaux au Musée d'art de Joliette. Photo : Ysabelle Latendresse


Pour des institutions plus inclusives


Au fil de la soirée, les animateurs.rices proposent des ateliers créatifs, des discussions et des activités originales aux participant.e.s pour faire jaillir des idées, des mots-clefs, des besoins, des envies et des frustrations vis-à-vis des institutions culturelles.


Si on met tout ça dans un sac, qu’on secoue et qu’on pige au hasard, Camille et Julie sont prêtes à parier qu’on va piocher parmi quatre grandes idées qui sont revenues plusieurs fois par sprint :

  • La volonté de participer, de faire partie de l’activité, d’être plus qu’un.e spectateur.trice passif.ve flânant dans un lieu.

  • Le besoin criant de plus d’inclusion, de plus de diversité, d’une véritable ouverture d’esprit, pas seulement sur les flyers et le site Web de l’institution.

  • L’envie de créer des rencontres avec des gens et avec des lieux.

  • Un environnement culturel plus fort, plus collaboratif. Voir des institutions se tenir par la main, co-créer et mettre au monde des projets originaux.

Julie acceuille les participant.e.s pour Les muséniaux. Photo : Ysabelle Latendresse


Dans un safe-space funky et créatif


C’est bien beau tout ça, mais vous êtes en train de nous dire qu’il suffit d’organiser une soirée, d’inviter des jeunes, d’offrir de la pizza et que l’on résoudrait tous les problèmes de fréquentation des 18-35 ans dans les lieux culturels en 4 heures de temps ?


« Ce n’est pas tout ce qu’on fait avec Les muséniaux », précise Camille Blachot. « Ce qu’on offre, c’est un safe-space, un environnement chaleureux, une déco funky, un lieu qui nous ressemble, une soirée d’échange et des surprises. Pas juste des cadeaux, là! Une soirée pour se laisser porter et surprendre, par l’expérience, par les rencontres, les idées, le flow. Dans l’fond, on t’offre d’embarquer et de voguer avec nous, mais pendant 4 heures! »


Un participant lors des Muséniaux au Musée d'art de Joliette. Photo : Ysabelle Latendresse.



Où tu vas utiliser tous tes bouts de cerveau


Si avec ça vous n’êtes toujours pas convaincu.e de participer au dernier sprint de cette première édition lanaudoise du projet Les muséniaux, qu’est-ce qu’on peut vous dire de plus? Julie, une idée?


« Que si tu viens, tu vas très probablement utiliser des portions de ton cerveau que l’on te demande rarement d’utiliser dans un musée ou dans une institution culturelle. Tu vas pouvoir toucher à tout, t’affaler dans un bean-bag, manger de la pizza avec tes doigts tout en co-créant, en faisant des rencontres et en t’amusant! »


Parce qu’au-delà de soirées le fun, Les muséniaux c’est avant tout un lieu de rencontre.



Des participant.e.s lors du sprint créatif de la Maison Louis Cyr. Photo : Ysabelle Latendresse.


Pour créer une communauté, ensemble!


On vous a entendu reprocher aux institutions leur manque d’inclusion. On est bien d’accord là-dessus, les musées sont en retard sur le plan de la diversité et de l’ouverture d’esprit. Donc on fait comment?


Parce que nous on est là, prises avec ça. On a une étiquette de « musée » collée sur le front. On propose un projet l’fun, mais mystérieux. On s’appelle « Les muséniaux », mais on répète sans cesse qu’on n’est pas un musée. On inclut toutes sortes de lieux culturels dans la région de Lanaudière. Il suffit de regarder la liste de nos partenaires.


Ok, mais les filles qui organisent ça, ce ne sont pas des filles de musée? Un peu, mais pas seulement.


Ce sont des filles de musées, des gars de café culturel, des filles de maison historique, des gars d’université, des doctorantes, des professeurs, des étudiantes et des coordonnateurs, des participantes et des participants.


C’est un peu tout ça Les muséniaux. C’est toi, c’est moi, c’est nous.



Les muséniaux lors du sprint créatif du Musée d'art de Joliette. Photo : Ysabelle Latendresse.



Si ça t’a donné le goût de t’inscrire à un sprint créatif, il est encore temps! Savais-tu qu’il ne reste qu’un dernier sprint créatif? Il a lieu le 17 décembre 2021 à l'Espace culturel Jean-Pierre Ferland à St-Norbert.



Tu peux aussi contribuer virtuellement et depuis ton cellulaire en suivant le projet Les muséniaux sur Facebook et/ou sur Instagram!

Texte : Marion Malique


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